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La vie en cabane

Aujourd’hui je te parle d’un petit livre que j’ai emprunté à la bibliothèque : La vie en cabane de David Lefèvre.

Il s’agit d’un essai, de réflexions sur la solitude, la frugalité, la simplicité, l’épicurisme, mais aussi sur l’environnement et le besoin du retour à la nature. Et sur les cabanes (ah bon, tiens!).

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« Disposé à se vider du superflu pour réapprendre à s’emplir de l’essentiel, l’homme en cabane est imprégné des enseignements nomades. Il veut effleurer et non peser, n’enfermer rien ni personne dans son ombre. Entretenant pour la terre des passions plus subtiles, il aspire à l’habiter de façon modeste. En esthète, il épouse un art de vivre conforme à son état d’esprit : il vit une idée. »

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J’ai aimé la passion que transmet l’auteur à travers son écriture, tant pour ses expériences et ses rencontres que pour ses lectures qu’il partage avec enthousiasme. J’ai aimé cette envie qu’il nous donne de tout quitter pour partir vivre quelques mois dans le dépouillement absolu, près de la nature.

Ce livre est une incitation au retour aux sources, à la terre comme à l’enfance. Il réveille à nouveau cette envie d’indépendance et de liberté que l’on connaît enfant quand on construit nos premières cabanes, qu’elles soient de branches, de feuilles ou de draps sous lesquels on se cache pour lire tard dans la nuit.

J’ai aimé aussi le fait qu’il ne soit pas une incitation à l’isolement (à propos duquel l’auteur met d’ailleurs le lecteur en garde), mais plutôt au fait de se ressourcer et de se contenter de l’essentiel (ça marche aussi pour les rapports humains).

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« Il faut avoir connu la légèreté du dépouillement pour être à même de la confronter à la pesanteur de la surabondance matérielle. L’absence de possessions d’envergure, c’est aussi le droit de décider de la valeur des choses. De l’autolimitation naît une indéniable jouissance à vivre chichement. Délesté, l’homme limite ses choix. Dépouillé, son quotidien gagne en consistance. »

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J’ai moins aimé le côté politique de la dernière partie, même s’il est approprié. Il « casse » un peu le côté bucolique pour revenir à la réalité sociale, à la cabane de fortune, aux lois interdisant certaines constructions. La frugalité perd tout son sens quand elle devient obligatoire.

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« La cabane est à l’avant-garde. En tant qu’idée, elle s’élève contre l’uniformisation et l’appauvrissement graduel de notre libre arbitre. Où qu’elle nous attende – au bas du chemin, entre les bras hospitaliers d’un chêne centenaire, au détour d’un fjord –, elle incarne une sorte de mythe nécessaire dont notre espoir a besoin pour repousser la fatalité et réenchanter le monde. En suggérant une autre forme d’adaptation à l’environnement, elle questionne notre avenir. Là où elle s’apparente à un mode de vie, voire à un art de vivre, elle inaugure une approche révolutionnaire de l’habitat et des échanges humains. Expression d’un bonheur nouveau, tête de pont d’une aventure écologique, elle est un outil de résistance et de création dans un univers de dévastation volontaire. »

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Est-ce que je te conseille cette lecture? Oui. Je crois que ce petit livre (89 pages) mérite d’être lu. Je tiens à préciser qu’il est un peu ardu, mais je te le conseille.

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